Exposition Cézanne, Matisse, Picasso

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Expo Cézanne, Matisse, Picasso


I The Big Four. Léo Stein, jeune américain fasciné par l’art européen, s’installe à Paris en 1902 et élabore une théorie esthétique qui le guidera pour construire sa propre collection : Manet, Degas, Renoir et Cézanne constituent le socle fondateur de l’art moderne.

II Une modernité classique. Léo est rejoint par sa sœur Gertrude puis par son frère Michael et son épouse Sarah. Leurs premières acquisitions ressortent d’un goût pour une modernité classique dans la lignée de Manet et de la grande peinture italienne, mêlée d’une certaine fascination pour la Bohême artistique (thème de l’atelier) : Manguin, Vallotton, Maurice Denis…. Ils acquièrent notamment leurs premiers Picasso de la période bleue et rose.

III La révélation « fauve ». Léo achète La Femme au chapeau, toile de Matisse qui a fait scandale au Salon d’Automne de 1905. Une acquisition emblématique de l’audace de la collection Stein, placée sous le signe de l’avant-garde. Sarah acquiert ensuite La Raie verte de Matisse, autre chef-d’œuvre incompris de la salle mythique des Fauves.

IV Le Salon de la rue Fleurus « Stein ne voit en ce moment que par deux peintres, Matisse et Picasso » Apollinaire, 1906. Michael et Sarah Stein habitent avec leur fils Allan au 58 de la rue Madame tandis que Gertrude et Leo sont installés au 27 rue de Fleurus. Ces deux lieux deviennent des salons prisés du Tout-Paris artistique : étrangers de passage, intellectuels et artistes parisiens s’y pressent. Picasso, Matisse, Braque, Apollinaire, Picabia, Duchamp, Man Ray, Gris, Laurencin, Masson, mais aussi les écrivains américains, Hemingway, Sherwood Anderson, Fitzgerald… s’y croisent et y découvrent La Joie de vivre et le Nu bleu de Biskra de Matisse, Les Trois Femmes de Picasso, le Portrait de Madame Cézanne de Cézanne.

V Matisse. Sarah et Michael Stein se lient à Matisse et seront les premiers grands défenseurs de son art. Ils réunissent avant guerre une collection exceptionnelle. Sarah le convainc d’ouvrir une académie où elle suit les cours du maître aux côtés de nombreux artistes étrangers. En 1914, les Stein acceptent de prêter dix-neuf de leurs plus belles toiles à Berlin pour une exposition dans la galerie de Fritz Gurlitt. La guerre bloquera leurs œuvres en Allemagne, qui ne seront jamais récupérées. Ils s’installent en 1928 dans une villa construite par Le Corbusier, à Garches.

VI Picasso. Léo et Gertrude Stein sont séduits par les œuvres de la période rose de Picasso et vont soutenir l’artiste financièrement en achetant dessins et tableaux. Gertrude, dont Picasso se propose de faire le portrait en 1906, se découvre une profonde amitié avec le peintre. C’est à ce moment-là qu’elle commence l’écriture de son ouvrage monumental The Making of Americans, profondément marquée par la peinture de Cézanne et les échanges avec Picasso. Préoccupés tous deux par la question du réalisme et de l’objet, chacun élabore une écriture relativement hermétique – l’une, littéraire, fondée sur la répétition, et l’autre, picturale, sur la décomposition des volumes. Lorsque le frère et la sœur se séparent en 1913, Gertrude continue d’acheter des toiles cubistes de Picasso.

VIII Gertrude Stein, entre aura et narcissisme. Depuis son engagement auprès de la Croix rouge américaine avec sa compagne Alice Toklas pendant la guerre, elle est devenue une figure populaire, célébrité qui ne fait que croître avec la publication en 1933 de L’Autobiographie d’Alice Toklas. Ses portraits (Vallotton, Cecil Beaton, Man Ray, Jo Davidson, Jacques Lipchitz, Dora Maar, Marcoussis, Picabia, Rose, Tchelitchew, Nadelman…) sont nombreux et contribuent à la construction d’un mythe.

IX Gertrude Stein, protectrice des arts, années 20-30. Après la guerre, les artistes que les Stein ont soutenus sont devenus très célèbres, et leurs cotes, inaccessibles. Gertrude Stein, proche de Kahnweiler, soutient toutefois dans les années 1920 la production « post-cubiste » de Gris, Braque, Masson… Alors que Léo s’est installé en Italie, Michael et Sarah rentrent à San Francisco devant la montée des périls fascistes. Gertrude partage son temps entre Paris et sa maison dans l’Ain, à Bilignin ; elle défend un groupe de jeunes peintres, les Néo-humanistes, Francis Rose, Bérard, Tchelitchew, mais aussi la production tardive de Picabia, les « Transparents » et les peintures hyperréalistes. Elle disparaît en 1946 non sans avoir assisté à l’émergence d’une nouvelle abstraction informelle, avec les toutes premières œuvres d’Atlan.

Tout savoir sur l’exposition Cézanne, Matisse, Picasso

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